Pascal Danel est passé par Monsabré

Pascal Danel a été ravi de chanter à Blois, dans le théâtre intimiste de Monsabré, hier après-midi.

Ses fans sont là, comme toujours. Ils le suivent partout, il les connaît, ce sont des copains maintenant. Ils lui apportent des petits cadeaux, comme… un nounours en porte-clés ! Sa femme, Florence explique : « Pascal adore les nounours, c’est dû à une enfance difficile avec peu d’affection. » En effet, de nourrices en familles et foyers d’accueil, Pascal rencontre sa mère à 30 ans. « Elle était corse et j’ai récupéré son nom : Buttafoco, qui signifie “ bouter le feu ”. C’est de l’un de ces foyers d’accueil que j’ai tiré mon nom de scène : le hameau d’école d’Annel près de Compiègne. Pascal était mon nom de famille et on disait toujours : “ Pascal d’Annel ” alors j’ai gardé. Quand j’ai commencé, il y avait Jean-Claude Pascal qui était très connu, mon prénom était Jean-Jacques, on était presque homonymes, il fallait que je change. Plus tard, Jean-Claude a d’ailleurs repris “ Kilimandjaro ” en allemand et a cartonné avec ce titre. »

Une centaine de chansons Auteur, compositeur et interprète, Pascal se fait parfois aider sur des textes qu’il co écrit avec d’autres auteurs comme Claude Lemesle par exemple. Très jeune, il connaît un succès foudroyant avec La plage aux romantiques qu’il crée seul et Kilimandjaro, écrit par Michel Delancray sur sa musique arrangée par Laurent Voulzy. « Ces deux titres sont les arbres qui cachent la forêt » explique Pascal. « On m’en parle toujours, mais des chansons, j’en ai composé plus d’une centaine ensuite. Et j’en compose encore. »

Pascal joue une fois par semaine à travers la France, la Suisse et le Luxembourg. « Il a toujours un trac énorme avant chaque concert comme au premier jour », confie Florence Danel. « On pourrait croire qu’après 54 ans de carrière, il serait plus décontracté mais non, il est toujours hyperpointilleux, hyperprofessionnel. » Florence l’accompagne depuis 10 ans et à part chanter, fait tout : chauffeuse, porteuse, assistante, manager et productrice !« Il adore être au plus proche de son public alors des salles comme celle-là, c’est génial pour lui. Il peut faire des pauses, blaguer. Il n’aime pas trop le côté récital coincé. »

Serge, spectateur du premier rang, arrive de Loire-Atlantique pour le voir : « Je suis allé à ses spectacles jusqu’au Luxembourg. Je l’ai rencontré lors de la croisière “ Âge tendre et tête de bois ” depuis on est copains. J’ai fait deux autres croisières avec lui, on mange ensemble, on discute. Il est super-sympa, super-simple. » 

Chantal et Daniel, venus de l’Indre, confirment : « C’est un artiste simple, accessible. On l’a rencontré il y a 7 ans, il était dans le public d’un spectacle d’Age tendre, on a sympathisé. Ils sont supers Florence et lui ! » Pascal dialogue lui-même avec ses fans sur Facebook où il n’a pas voulu faire de page mais un profil, choix intimiste une fois encore : il a 5.000 « amis », point. On ne peut pas en avoir davantage sur ce réseau.