Monsabré s’enchante avec Le Forestier and co !

Vendredi, le duo Arthur Le Forestier/Bruno Guglielmi, outre Clarisse, a vu sortir de l’ombre un formidable invité. Indice : il est le père de l’un des deux !

Après l’histoire de tous nos échecs amoureux, on continue avec des chansons sur la mort ! Arthur Le Forestier joue de ses talents d’animateur qu’il partage de bonne grâce avec son partenaire attitré, Bruno Guglielmi.
Ce type de concert revendiqué « comme à la maison », est une fête pour les musiciens et les spectateurs. Pas de décorum, pas de pompe, mais des vannes qui volent de la scène à la salle.
En revanche, la musique, ce n’est pas de la soupe. Elle illustre furieusement le concept éternel de « chanson » : une ou deux voix, une ou deux guitares, et ça vous fait la soirée, le spectateur vient avec sa cheminée !
La qualité des textes qui jonglent entre amour et humour – même si parfois ça pleure aussi – convole avec les mélodies qui les enlacent. En prime, les polyphonies sont extra.
La question qui se pose, c’est celle qui se posait avec Lennon et McCartney : qui est l’auteur de quoi ? C’est simple : des fois c’est Bruno, des fois Arthur, et des fois les deux !
L’important est que l’un n’asphyxie pas l’autre (sachant que l’esprit de compétition n’est pas du tout ce qui les anime). Et voici que s’enchaînent deux magnifiques chansons : « Mais » de Bruno, « De là où t’es » d’Arthur.
Le public ne s’y attend pas alors qu’on touche à la fin du concert. En des termes très familiers, Arthur annonce un invité de marque : s’exilant des profondeurs comme la Vénus de Botticelli de son coquillage, voici, tout sourire, Maxime Le Forestier !

Apparition

Dès les premières notes, le charme opère : quelle belle, très belle voix. Un timbre au velours si particulier qui habille toutes les chansons. Maxime se régale de tenir la note avec ses jeunots, mais sur les chansons des autres. « Avec les siennes, il se croirait au boulot » plaisante Arthur !
Le trio tape dans le haut de gamme : « Chansonnette à celle qui reste pucelle », une beauté posthume de Georges Brassens, que Maxime a largement contribué à faire connaître (la chanson, pas Georges !). « L’absence dommageable de filles » est enfin comblée avec la dernière invitée, la jolie Clarisse (Millet). Moitié du duo « Les Drôles de dames » (qui a évidemment Le Forestier à son répertoire), la jeune femme est radieuse : « Je ne me serais jamais imaginée chanter auprès de Maxime ». Elle est ici parce qu’elle le fait très bien, et qu’elle s’est liée d’amitié avec Arthur autour d’un jeu de cordes de guitare. Les quatre font un feu de joie d’un titre du bien-aimé Souchon : « S’asseoir par terre ». Tiens, le public se lève !