Monsabré a rendu hommage au grand Charles

Samedi soir, Frédéric Zermati a entraîné le public sur le répertoire de Charles Aznavour. Une soirée où l’émotion était palpable sur scène comme en salle.

Le théâtre Monsabré s’est teinté de nostalgie samedi soir, avec un concert hommage à Charles Aznavour. Frédéric Zermati a repris certains des plus grands titres du chanteur franco-arménien. « Je fais des concerts avec son répertoire depuis 1999, mais en réalité je le chante depuis que je suis gamin », révèle l’artiste. Une passion transmise par sa mère, qui écoutait les chanteurs à texte. « J’aimais le swing, les mélodies de ces chansons. J’ai grandi et je me suis intéressé aux textes, et je suis littéralement tombé amoureux d’Aznavour. »

Cette soirée était prévue de longue date, bien avant le décès de la légende Aznavour, le 1er octobre. L’émotion était d’ailleurs palpable aussi bien sur scène que dans le public. A son arrivée sur scène, Frédéric Zermati a la voix tremblante : « C’est la première fois que je produis ce spectacle depuis le décès du grand Charles ». Dans le public, Marcelle et François sont « fans depuis les années 1960 ». Linette est venue avec sa fille Laeticia. « Cette soirée, c’est un cadeau de mon fils. Le jour du décès de Charles Aznavour, il m’a dit qu’il y avait ce spectacle, et que je pourrais l’écouter encore une fois. » Sur scène, Fréderic Zermati est accompagné par un batteur, un contrebassiste et un claviériste. Le spectacle déroule la vie de Charles Aznavour, de ses débuts dans les années 1940 aux années 1980. En bon connaisseur, Frédéric Zermati raconte la vie du chanteur et l’histoire de chaque chanson. Les titres s’enchaînent, certains écrits et chantés par Aznavour, mais aussi ceux écrits pour d’autres, Brel, Dalida ou Johnny. Évidemment, le public reprend ses plus grands succès, La Bohème, Emmenez-moi, La Mamma

Les deux heures du concert ne suffisent pas pour couvrir l’immense répertoire d’Aznavour. « Je dois en connaître une centaine par cœur, ce n’est qu’une partie du répertoire », admet l’artiste. Pourtant, lorsqu’il l’a rencontré en 1996, Charles Aznavour lui a dit « Vous devez certainement le connaître mieux que moi ». Le spectacle s’achève sur la chanson Nous nous reverrons un jour où l’autre, comme un dernier hommage.
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GIRAUD

Valentin GIRAUD

Journaliste