L'humoriste La Bajon et le chanteur Bernard Joyet à Blois

La Bajon, humoriste aux millions de vues sur les réseaux sociaux, et Bernard Joyet, auteur compositeur reconnu, sont ce week-end à Blois.

Au Théâtre Monsabré, le week-end débute dès vendredi à 20 h 45 par le show de l’humoriste né à Blois Mathieu Grillon (lire en page 11). Et il sera vite samedi avec la Bajon, une humoriste « déclarée folle à lier par son psychiatre : La Bajon s’échappe de l’asile pour investir la scène comique. » L’espiègle artiste un tantinet rentre-dedans s’est fait connaître avec ses vidéos piquantes et impertinentes vues un nombre incalculable de fois sur les réseaux sociaux.

Dotée d’un regard acéré sur les travers de ses contemporains – modestes ou puissants – on peut dire qu’elle ne s’interdit pas grand-chose ! Elle prend le pouls de la France en se glissant dans la peau d’une galerie saignante de personnages : l’avocate de Pénélope Fillon (ou des Balkany), le médecin de Jacques Chirac, une cheffe de chantier, une policière égarée dans le 9-3, une responsable marketing poursuivie par Élise Lucet !

Dimanche, c’est après-midi chanson de qualité si on en croit Jean Ferrat : « J’ai le sentiment de découvrir un “ vrai ” auteur. Quel profond plaisir j’éprouve… » Ou le regretté Allain Leprest : « Ceux qui ne le connaissent pas encore peuvent se réjouir : ils vont faire, comme moi, une vraie découverte… Ah les veinards ! » Avant que notre confrère Le Progrès n’assène : « On verrait assez bien Joyet entrer dans l’étroit club des grands classiques ».

Voici donc « Autodidacte » le nouveau tour de chant de Bernard Joyet, accompagné au piano par Clélia Bressat-Blum (aussi un beau brin de voix). « Mignonne, allons voir si l’arthrose ! » Joyet a sa façon d’évoquer Ronsard !
Et ça plaît : la chanteuse Juliette lui tisse des couronnes : « C’est un auteur dont je n’hésite pas à dire qu’il est majeur. Chanter les chansons de Bernard, c’est avoir sous la dent de quoi mâcher, des mots, des allitérations, des jeux de rimes qu’on aimerait avoir trouvé soi-même ! Et s’il y a chez Joyet autant de sous-entendus graveleux que de promesses de tendresse, autant de gifles à l’hypocrisie bien-pensante que d’hommages aux plus nobles sentiments, c’est parce que le monde n’est pas tout d’un bloc. Car c’est ainsi qu’on devient clown : parce qu’on est témoin d’une mort plus moche que les autres. Ou qu’on devient gérontophile parce qu’on ne sera jamais vieux ! »