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Jil Caplan et Romane charment Blois

Samedi soir au Théâtre Monsabré, le public a laissé éclater sa joie, emporté par un quintet de rêve avec chanteuse.

Vous croyez vous rendre à un concert, et vous voilà auprès des Oiseaux de passage de Richepin (chantés par Brassens), ou à une veillée au milieu des caravanes manouches. Vous rêvez aussi du vieux Paris, passant de la place du Tertre à « La Maube » d’un seul cloche-pied.
Se trompe-t-on ? Selon Romane, guitariste aussi lyrique que fulgurant, certainement pas. Cette musique acoustique sans frime et sans déluges électroniques renvoie à l’essence de la chanson, à l’âme des poètes. « Dans 40 ans, ça n’aura pas vieilli : c’est universel, donc un peu éternel. »
Jil Caplan aussi a un petit goût d’éternité. Vedette avec de vraies musiques au début des années 90, elle s’éloigne de la chanson pendant une dizaine d’années, estimant qu’elle ne ressent pas quelque chose de fort à dire.
Une pause qui dure jusqu’en 2017 à peu près, lorsqu’elle se retrouve avec des textes à écrire, à dire, et à chanter. Avec deux éléments moteurs, Jean-Christophe Urbain, multi-instrumentiste produisant et arrangeant les musiques que compose… Romane !
Il faut la voir jouer la réaction de son père quand elle lui dit : « Je vais travailler avec un guitariste de jazz, Romane je crois… »
Le géniteur est transpercé de soubresauts et gargouille : « Quoi, Romane, argggh ! » Ben oui, Romane, fleuron de la six-cordes. Le groupe se complète avec deux valeurs aussi amicales que sûres, Mathieu Chatelain et Laurent Delaveau.
Le concert revisite de manière lumineuse les anciens titres comme Natalie Wood ou Tout c’qui nous sépare – qui ne veulent plus sortir de votre tête – et puis une flopée des nouvelles chansons du CD Imparfaite. Bien sûr, on n’a pas les duos avec Biolay et Thomas Dutronc, mais les Est-ce que tu m’aimes ou les échevelés Chevaux sauvages nous ravissent tant et tant. Un duo entre Romane en version Vol du bourdon et la voix souple et angélique de Jil. Plus une pépite, une invitée, Mathilde, de Jacques Brel. Tout ce qui nous rapproche !

VILDART

Alain VILDART

Journaliste, rédaction de Blois