Et si on parlait du grand Jacques ?

Vendredi 3 août dans la cour du théâtre Monsabré, se tient une conférence sur la vie et l’œuvre de Jacques Chirac. Étrange…

Conférence bernadettiste sur un président abracadabrantesque animée par Pierre-André Buget : mais c’est quoi ça ? Gwenaël Fournier – alias Pierre-André Buget – nous explique.

D’où vous est venue l’idée de cette conférence sur Jacques Chirac ?« Je me rappelle que dans les années 80, on ne l’aimait pas Jacques Chirac, parce qu’on ne savait pas où le situer, du côté de la droite ou proche de l’extrême droite, c’était flou. Après son élection, il est devenu plus sympa, avec son côté patriarcal. J’ai lu des livres sur lui, notamment son autobiographie et j’en ai retenu quelques phrases cultes. Que j’ai vite oubliées parce qu’elles n’ont pas fait rire le public ! »

Que trouvez-vous d’intéressant chez cet homme ?« Dans sa biographie, il parle de sa vie qui a été assez trépidante, pleine d’aventures et de retentissement. Il parle aussi de son premier amour, une Américaine rencontrée pendant ses études, qu’il n’a pas pu épouser parce que le mariage avec Bernadette était déjà prévu. Ce fut une grande déception amoureuse. Dans le spectacle, j’aborde uniquement la période de sa naissance à son élection présidentielle. Après ce n’est plus intéressant ! »

Une vie pleine d’aventures et de rebondis- sementsQui est le conférencier ?« J’interprète Pierre-André Buget, conférencier un peu maladroit, âgé de quarante ans, emploi jeune à la mairie d’Ambérieux. Il est chargé par le premier édile d’animer la commune, alors il décide de faire une conférence, sur Jacques Chirac. Pour l’agrémenter, il projette des photographies peu connues du Président et raconte des anecdotes cocasses plus ou moins vraies. »

Ce spectacle est-il tout public ?« Oui, de gauche ou de droite, jeune ou vieux, il est pour tous ! C’est une conférence burlesque avec un gentil conférencier qui fait rire. »
Auriez-vous pu faire le même spectacle avec d’autres Présidents français ?« Non, je ne pense pas. Il faut que j’ai de l’affection pour écrire sur quelqu’un. Chirac, son côté populaire, proche des gens, le rend sympathique. Et comme lui, j’aime bien serrer des paluches ! »
« Jacques a dit », à 21 h 30 vendredi 3 août, cour du théâtre Monsabré.

RICHOUX


Anne RICHOUX
Journaliste, rédaction de Blois