De drôles d’oiseaux sous les platanes

Jeudi soir, dans la cour du théâtre Monsabré, dans le cadre de Des Lyres d’été, le groupe Ô Bec ! venu de la Vienne (pour deux de ses membres) était en concert sous les platanes. Ce quatuor s’est retrouvé trio de guitaristes le temps d’une soirée. Est-ce l’absence du quatrième qui a donné cette ambiance si intimiste à la prestation des trois compères ? Ni Didier Dubreuil, ni Alexandre Griffiths et encore moins Anicet Debien ne l’auraient affirmé, mais il a bien été évident que l’absence du batteur Eric Pelletier a changé quelque chose.

Le public venu en nombre n’a pas boudé son plaisir et à la fin de la première partie du concert, plusieurs d’entre eux ont exprimé leur admiration au groupe. Cette soirée à part sous les platanes en bonne compagnie ressemblait à une soirée entre amis, où chacun se rappelle un souvenir et le raconte. Ô Bec ! c’est ça aussi, des tranches de vie et de souvenirs d’enfance transposés en chanson. Des souvenirs de voyage aussi où l’on rencontre cette famille qui vit de son petit cirque en Hongrie ou ce fameux Roger, émouvant de solitude avec son train électrique, et qui pourtant n’en oublie pas de voir toujours du positif en toute chose.

Que dire des femmes ? Elles sont bien là, omniprésentes, et aiment à se « caméléoner ». Comprendra qui voudra…
Ces oiseaux d’Ô Bec ! n’en sont pas moins là pour aussi donner des coups de bec dans les sujets d’actualité tel celui des migrants. Et tout ça en textes et musiques originaux, où transpire l’amour de l’humanité, l’envie de rencontre. On leur ferait bien un bec avant de partir pour les remercier de ce bon et beau moment musical.

RICHOUX

Anne RICHOUX
Journaliste, rédaction de Blois