Chanson, contrebasse, et l’humour de Tano

Encore trois rendez-vous ce week-end au théâtre Monsabré. Pour commencer vendredi soir, Hélène Maurice. « La plus célèbre Québécoise du Loir-et-Cher », est avant tout une merveilleuse chanteuse, irrésistible passeuse de chansons qui ont de la grappe, avec de grands espaces poétiques dépourvus de mièvrerie. « Pour ce spectacle, nous avons sélectionné les chansons célèbres “ Moi, mes souliers ” et “ Le Petit bonheur ”Mais pas seulement !Nous avons travaillé dans le souci de faire découvrir une autre facette de Félix Leclerc. Humour, poésie et tendresse », explique-t-elle. « Félix Leclerc était un excellent fabuliste, qui n’hésitait pas à s’amuser comme dans L’héritage ou à s’engager dans le combat pour l’indépendance du Québec, dans L’Alouette en colère. »
Question absence de mièvrerie, on sera gâté avec Gaston Couté, le « Gâs qu’a mal tourné » ! Le jeune type libertaire né à Meung-sur-Loire, dans son patois spectaculaire, rugueux à mourir de rire (à pleurer aussi), bouffait chaque jour du curé, du militaire, du « Mangeux d’tarre » ! Jusqu’à ce que, salué par Jehan Rictus, il quitte les cabarets parisiens le 28 juin 1911, pour retrouver sa « Notre-Dame des sillons, dont les anges sont des grillons… »
Vendredi 26 janvier à 20 h 45, de 10 à 14 €. 
Il est parfaitement monstrueux (et sympathique) Tano, spécialiste en indépendantistes corses et « Dames » de luxe ! « Réchauffement climatique du slip, communautarisme chez les bébés, flics rappeurs, féministes salafistes, végétaliens intégristes, chansons françaises » c’est la fête au « Borderline ».
Samedi 27 janvier à 20 h 45, de 23 € à 27 €.
« Contrebasse et Silences » voici la nouvelle création des Fous de Bassan, magnifique représentation de l’unique contrebasse à 6 cordes au monde. « Depuis quelque temps, je reçois des messages, des cadeaux, ce qui me touche et me bouleverse. Mais de qui proviennent-ils ? Et que signifie le silence qui entoure l’enfance de mon père ? » Si le silence peut être constructeur, il est important de pouvoir le rompre. Avec sa contrebasse, Sarah Chervonaz nous confie son histoire, intime et familiale, sa passion pour la musique, ses doutes, ses silences… La vie sur six cordes.
Dimanche 28 janvier à 15 h 30, de 8 à 12 €.
Réservations : 06.95.20.86.25.