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Blois – Mathieu Grillon, graine de talent local, prouve qu’« il suffit d’y croire »

L’humoriste de 31 ans imprime sa patte dans le monde artistique. Il sera au théâtre Monsabré vendredi 20 avril à 20 h 45, avant une tournée de dates dans des festivals et des salles nationales. Jeu de questions-réponses avant le grand soir.
En préambule, expliquez-nous vote parcours ? Vous avez une particularité, vous habitez Blois, c’est bien ça ?


« Je suis né à Blois et j’y réside toujours. J’ai commencé dans l’humour il y a 7 ans, après avoir fait un Bac pro vente et occupé un poste d’assistant d’éducation dans un collège à Meung-sur-Loire. Depuis tout petit, je nourrissais ce rêve, d’être artiste. Jamel Debbouze, que j’ai connu la première fois en regardant la TV, m’a donné envie de faire ce métier. »

N’est-ce pas difficile de percer en vivant dans le Loir-et-Cher ?
« Ce n’est pas simple mais j’y tiens et ce milieu est de toute façon très compliqué d’accès lorsque l’on débute, peu importe où l’on habite. J’ai commencé avec des spectacles joués dans des anniversaires, des mariages, etc. Les retours du public étaient bons et j’ai commencé à chercher un producteur. Compliqué aussi. Je me suis alors auto-produit, j’ai donné des représentations aux Lobis à Blois il y a 4 ou 5 ans et je me suis fait repéré par Cap Show (dont le parrain n’est autre que Pascal Légitimus, N.D.L.R.). De fil en aiguille, en persévérant, j’ai fini par trouver un producteur puis un deuxième, j’ai rencontré Marco Tavani (téléréalité le Bachelor) et nous avons créé un duo, etc. On me voit parfois dans l’ombre, sur des spectacles comme celui de Franck Dubosc à Monthou-sur-Bièvre le 16 mars, je travaille avec certains artistes et je les accompagne sur leurs dates. J’ai aussi participé à l’élaboration de films. Finalement, il suffit d’y croire, d’où le titre de mon nouveau spectacle. »

Entrons justement dans le vif du sujet. Que raconte votre one man show ?
« Sur scène, je suis avec Pascal, un personnage imaginaire, présent par un jeu d’illusions. Le public ne le voit pas directement mais il se manifeste par un objet qui tombe, par exemple. C’est un être aux airs d’ange mais avec son petit caractère… Ce qui n’est pas simple car moi-même ne le voyant pas, je dois l’imaginer et mon imagination doit être synchronisée à tout cet environnement. »
Comment est venue cette idée ?
« Comme je le disais tout à l’heure, vivre de ce métier n’est pas aisé. A un moment donné, tu finis par baisser les bras, tu envoies des tonnes de mails et tu reçois peu de réponses. J’ai donc créé ce personnage qui va me mettre des bâtons dans les roues, il est très têtu. Mais il est possible de vivre à Blois et de parvenir à réaliser ses rêves. Il suffit d’y croire, la preuve ! »
Propos recueillis par É. Rencien